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strange & beautiful (i’ll pull a spell on you) - aqualung
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lundi 6 février 2006
So Far...

i like to be in america

Je l’ai déjà dit.

Parfois, j’adore les américains. But alors, grave sa race. Et je parle pas des beatniks, et tout ça, de Selby, ou de La Factory, je parle pas de la 66 et des utopies. Nan, nan. Je parle de l’américain moyen. Celui tout bien rangé dans ses cases, celui pour qui on crée des scénarios à partir de petites fiches de couleurs, comme raconte Caroline, et à chaque fois ça fait du blockbuster, han, que du bonheur, enfin, j’sais pas vous, mais moi, tu me mets un Bruce Willis, et direct je passe en mode ravissement, mwah, voilà un truc pas fatigant, le pitch tient en trois lignes, t’as plu qu’à regarder comment il va se débrouiller pour sauver le monde en une seule petite heure et demie, avec une sarbacane pour toute arme, et une balle dans le pied, qui plus est. Sans même parler de son emmerdeuse de bonne femme qui lui rejoue Broadway au téléphone, t’avais-promis-de-m’accompagner-au-supermarché-on-peut-jamais-compter-sur-toi-je-vais-finir-par-te-quitter-you-know-you-sucks-blabla, han lala, sont toujours connasses, les femmes de, dans ces films là, c’est à peine croyable.

A part Angelina. Ouais. Parce qu’Angelina, c’est pas du tout le genre à laisser l’avenir de la planète à un mec, je vous fais remarquer. Angelina, elle canarde. Un gun dans chaque main, et si ça suffit pas, elle les achève d’un coup de boule. Non mais. Faut pas déconner. Pas se laisser emmerder par des Tom Cruise à talonnettes, hey.

Anyway. Avec le blockbuster américain, c’est no surpraïse. Toujours le même chemin. Toujours un contre tous, bon des fois ils sont deux, c’est vrai, rapport à la parité, ouais, si tu connais pas le pouvoir des féministes au pays des macaroni’n cheese, ben prends garde à toi, j’peux te dire que ça, mais bref, c’est toujours le un qui gagne à la fin - ou les deux, et alors fatalement ils s’embrassent, c’est obligé, as one plus one equal two, yep, si pas de baiser, les spectateurs vont râler, et c’est pas le but recherché, vous admettrez. Et peu importe combien de red-shirt il aura fallu éliminer au passage, hein, d’façons ils sont pas très fins, les red-shirt, ils visent systématiquement le gilet pare-balle, ah ah, faudrait prendre des initiatives, un peu, les gars, pour espérer un jour vous sortir de là. Putain. Que ça fait du bien, les films américains. La voie tracée. La fin programmée. Du point A au plan B. La vidange. Un lavage de cerveau en règle.

Pouah, pouah, pouah.

Moi aussi, je veux aller tout droit.


et pendant ce temps là...

cui cui.

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