|
vendredi 9 février 2007
Je Thème
lis tes ratures (again)
Je tourne et retourne. Même sujet, même questions un peu évanescentes, tout à coup une logorrhée et puis rien du tout l’instant d’après, l’envie de philosopher, et à la fois pas, voyez, l’envie de lire Proust et je l’entends encore m’en parler, ou presque, le combiné sur l’oreille, oh mais c’est pas possible du tout que tu n’entres pas dans sa recherche, toi, un jour tu verras, putain, le jour est presque là mais plus toi. Fuck.
Ça m’a toujours un peu fait marrer ce concept d’oeuvre, de théorie, enfin appellons-ça comme on voudra, j’ai à chaque fois regardé cette chose d’un air un peu narquois, les interrogations, la narration, tellement absorbée par l’histoire qui était racontée, pas du tout passionnée à l’idée de disséquer, démanteler Flaubert, Zweig, Kafka, Gary, Auster ou Virginia... Je ne sais pas si c’est l’âge aujourd’hui qui me fait regarder l’inspiration d’un point de vue autre, je ne sais pas expliquer pourquoi aujourd’hui presque tout à coup j’entends... l’homme qui se cherche, celui qui creuse, qui erre, déconstruire ce qui a été bâti pour comprendre la logique de cette aliénation invraisemblable aux contigences exogènes, ouais, essayer, en tous cas, essayer inlassablement, casser les rites et les rythmes, rompre un mirage d’équilibre et affronter la crainte, la honte, l’everlasting culpabilité...
Gagner sa liberté.
et pendant ce temps là...
tu m’appelles mais je ne peux rien pour toi... je ne veux pas... les cris tu(r)ent (ou pas).
|