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vendredi 26 août 2005
Aftermath

slamming breath over old stories

tu es dans le syndrome d’abandonnisme
(parce que tu n’es pas la personne adéquate)

Elle me dit ça, à l’instant, alors je consigne. J’ai comme la certitude d’avoir attrapé le bout du fil. Et il y a des nouvelles questions, tout de suite. Des suppositions. Des explorations en dulby-surround. Et si. Et si je balayais les convictions premières, pour voir. Et si je lui crachais à la gueule, et si je gueulais, menteur, menteur, bordel, arrête de nous inventer une mythologie personnelle, et si pour une fois j’admettais l’impensable, et si pour une fois j’acceptais d’être au bon endroit. A ma place. Juste moi.

Bon. Il resterait quoi. Est-ce qu’il y aurait toujours cette peur du rien derrière. Est-ce qu’il y aurait toujours la terreur de l’inconnu. La mise en danger. Le péril. Et la souffrance. Est-ce qu’il y aurait toujours la souffrance. La douleur. L’écrasement à l’intérieur, le vertige et la chute, la nécrose. C’est ça, le pire. Et ça me transperce, et ça me foudroie, à chaque fois. Abandon. Argh. Ne plus avoir mal. Quand tout à coup c’est une obsession. Quand ça prend toute la place. Qu’il faut adoucir. Assouvir. Elargir. Respirer, reprendre du souffle. Gérer les paliers. Okay. Ça va passer. Ça passe toujours. Regarde. Du calme. Et tu sens la rage, oui, tu sens cette saloperie de rage gronder, et c’est la fureur, et c’est la démence, presque, et le poison coule dans tes veines, et il s’applique à investir chaque cellule encore saine, alors tu poses ton cul sur le couvercle, et tu y mets tout le poids des forces qui te restent, et moi, et moi, pendant ce temps là, je cherche un raisonnement, j’ai besoin de secours, oh, please, mais voilà, il parait que j’ai réveillé un traumatisme, oui, il parait que j’ai réactivé une blessure primaire, alors c’est chaotique, je vous prie de croire, vachement enchevêtré, même. Bordel.

Il resterait quoi.
Je ne sais pas.
Mais je me pose la question.


et pendant ce temps là...

merci, sweet docteur lacan.

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