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vendredi 27 mai 2005
Toys Story
Tout ça, c’est une histoire de vexation. C’est bien pour ça que ça te gonfle d’y aller, d’ailleurs. En plein dans l’ego. Paf. Fierté mal placée, une histoire entre toi et toi, mais pour qui tu t’es pris encore, la reine d’Italie probablement, comme dirait Léon. Ce genre de choses arrive tout le temps, dès que tu laisses une ouverture, une brèche, dès que tu oublies les bases, dès que tu oublies la désinvolture, c’est ça qu’il faut être, désinvolte, on s’en fout finalement, foutons nous de tout et tout ira très bien après tout.
Mais bref.
Let’s go quand même.
Alors tu y es allée d’un trait, pour pas te décourager. C’est difficile. Assumer, affronter. Fallait du courage, que ça soit rapide. T’as rien vérifié, t’étais vachement persuadée d’avoir tout préparé, toi l’attentive, toi la scrupuleuse du moindre détail, toi qui n’admets pas être prise en défaut sur des trucs aussi gros que l’acte manqué, tu penses, un truc de débutant, alors fatalement, pas pour toi, non mais ça va pas, etc. T’es partie, et t’as tout oublié. L’ipod et la CB. Même pas un chéquier. Seulement tu t’en aperçois trop tard, au guichet de la gare. Hey oh l’acte manqué. Tu pourrais appeler, lui expliquer, et puis rentrer. Hey oh tu m’as pris pour qui avec tes grosses ficelles. T’aimes bien quand le jeu se relance. Piquée dans ta fierté. Okay. Journée Fight-Club, c’est décrété. Pas un qui va bouger, pas un qui va faire chier. Ça suffit maintenant les conneries hey. T’es en colère, en colère contre toi, à peine aimable. Tu entres, ELLE se retourne pour fermer la fenêtre et tui lui balances de bébé, vas-y fous-toi de ma gueule j’l’ai bien mérité. T’es résignée, okay, je sais, je suis pas à la hauteur, what’s next s’il vous plaît ? Hey c’est bon, on va pas y passer l’hiver, c’est quoi cet énervement là, faut se calmer hein, vous paierez la semaine prochaine enfin. Ahem. C’était beaucoup plus souriant, à vrai dire. Très apaisant. Nichts, comme on dit en allemand. Un détail pas important. Une phrase gentille, une qui voulait dire qu’est-ce que ça peut faire, ça n’a pas tant d’importance vous savez. Ouaip. Le truc, c’est que tu es vexée. Carrément, même.
Toi, the warrior of the laïfe, t’as plié sous l’évidence du transfert. Tout oublié, tout confondu aussi. What a shame. La mauvaise foi, en plus. Tu détestes ça, la mauvaise foi. Inconcevable. Oh et puis après tout. Qu’est-ce qu’on s’en fout. C’est n’importe quoi quand même tout ça. Tu le vois bien, que tout va bien. Pas la peine d’en faire un drame !
et pendant ce temps là...
coup de fil débile au futur boss... léon qui veut danser et c’était une bonne idée finalement... tout emporté, noumanoumayé !
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