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vendredi 1er mai 2009
This is the Life
un an après
If I lay here, if I just lay here, would you lie with me and just forget the world ? - chasing cars, snow patrol
Ça m’avait fait comme une douche froide, ce truc des Yi-King de A. Tellement je me croyais arrivée. Où en tous cas redémarrée.
Mais il reste certaines choses à régler. Le renard n’a pas encore atteint l’autre rive, c’est ça l’idée. Je suis encore et toujours trop pressée. Il faudrait que ça roule, hop hop hop, je suis si fatiguée.
L’année m’a épuisée. Il me faudrait au moins trois vies, sans déconner. J’ai envie de surfer. Choper la vague, et la dompter le temps qu’elle concède à me griser. Je voudrais que tout soit complètement rangé, dépoussiéré.
Mais je me laisse dépasser.
A n’avoir pas l’énergie de poursuivre sereinement ce qui a été commencé.
Bref, un an après, il faut encore travailler.
Cela dit... il y a eu beaucoup de gros dossiers, cette année. Beaucoup d’avancées. J’ai retrouvé mon père, j’ai tout balancé - mouais. Avec lui c’est clarifié. Ailleurs reste encore quelques détails, ma peur, le manque de confiance, la condescendance. J’ai encore du mal à m’aimer.
J’ai perdu ma mère, comme pour contre-balancer. Les jumeaux sont nés. Nous nous sommes détachées. Elle a du mal à intégrer, ça l’arrange de nier. Elle m’encourage à ne pas développer. Je pense qu’au fond elle ne me comprend plus, et c’est pas tous les jours faciles de s’habituer à distancier. A défusionner.
D’autant qu’elle m’a laissé en héritages plusieurs paquets, dont il faut m’amputer doucement, tranquillement, l’année a été compliquée.
Et il y a la peur de perdre.
J’ai lu ce texte chez Agnès. Je me suis tellement perdue, n’est-ce pas.
Mais tout de même.
Aujourd’hui, je suis presque capable de croire au qui j’aime m’aime. Presque en mesure de ne pas déborder.
M. prend les choses en main et c’est un des côtés que j’apprécie chez elle. Cette façon de ne pas faire de quartier quand je ne fonctionne qu’à la culpabilité.
Je suis presque allée au bout, cette année. Mais j’ai renâclé avant d’avoir tout bouclé. Et je suis comme un peu coincée. Bah c’est pas grave, hein, vous me direz. Bonjour la manie de marcher droit et au pas, là.
Ouais c’est pas grave. Sauf que j’aspire au repos du guerrier.
Je n’ai pas choisi la voie la plus facile, notez. D’autant que je ne suis pas la seule impliquée - et que la connerie donne parfois une idée assez précise de l’infini et au delà, et ça je ne m’y fais pas. Y a pas moyen, croyez-moi. Question de confiance encore une fois.
Ah lala.
C’est tout de même assez fulgurant, le temps qui passe au long d’une année. C’est tout de même agréable, de faire des projets.
Et l’intime conviction que tout cela va finir par payer.
Ça va rentrer, en résumé.
et pendant ce temps là...
elle est pas belle, la vie ?
(je t’aime)
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