ON AIR

Il y a des gens qui me parlent, d’autres que j’entends, d’autres que je lis, d’autres qui m’écrivent, rocambolesque conspiration.

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samedi 19 février
Juste un petit clin d’oeil, une mise au point ;)

vendredi 1er mai
This is the Life

lundi 21 avril
Stories To Tell

lundi 14 avril
Nouvelle Vague

vendredi 11 avril
Jungle Fever

dimanche 6 avril
Let’s Talk About Love (Baby)

dimanche 30 mars
All Over Me

mardi 19 octobre 2004
Rengaine

tirs croisés

Tous convergent, plus ou moins implicitement.

Il faut que j’écrive un livre. Un roman, ce que je veux, mais il faut, me fait-on savoir. Avec tout ce que je porte en moi il paraît que c’est un peu une honte de ne pas retranscrire, raconter, partager. Comme si c’était facile, comme si il suffisait de vouloir pour pouvoir, comme si c’était une évidence, comme si j’étais persuadée d’avoir ce talent là et non pas un simple penchant pour l’écriture, une aisance sans doute pour aligner des mots, comme d’autres ici ou là, ce qui fait de nous des scribes, peut-être, mais pas des écrivains pour autant. Comme si je ne souffrais pas de ce paradoxe justement, syndome yoyo oui-oui-non-non-oui-non. Il vous faut un pygmalion m’a-t-elle dit hier, quelqu’un qui vous accompagne dans l’aventure comme on veillerait sur le ventre mouvant d’une femme au cours des neuf mois de la grossesse. Quelqu’un que vous estimeriez, quelqu’un qui vous donne confiance, quelqu’un qui vous aime. Un romancier écrit toujours pour quelqu’un, il doit être inspiré par quelqu’un, le concept de la muse ça n’a pas été inventé pour faire plaisir au gouvernement. D’accord Madame, d’accord. Vous me trouvez ça, un coach littéraire, que j’admire et qui m’escorte, qui réponde toujours présent face à mes doutes et à mes incompréhensions, à mes ratés, à mes compulsions, je signe immédiatement en bas de la page. Oui je suis sceptique. Oui j’attends encore et toujours ce recul forcément nécessaire pour expulser les mots et les phrases, construire une histoire, façonner ce que j’emmagasine depuis si longtemps.

Le mot de la fin pour Marguerite... « c’était dans les états d’absence que l’écrit s’engouffrait pour ne remplacer rien de ce qui avait été vécu ou supposé l’avoir été, mais pour en consigner le désert par lui laissé »


et pendant ce temps là...

pas de pygmalion mais vous, D., P., F., JIM, V., et surtout vous les B. E. L. L. E. S., merci.

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