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Quatre saisons de CSI Vegas et la première saison de CSI Miami sont disponibles en DVD Zone 2.
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Law & Order / NY District

LOST

The L Word

novembre 2005
CSI / Les Experts


Peut-être que c’est une vocation avortée, ou un fantasme névrotique, whatever. Je suis fascinée par la science en tant que preuve, attention, je parle pas des bogdanoff-brothers, ceux-là sont trop perchés, je parle des laboratoires scientifiques, bref, sans doute un rapport à la mégalo, et bien sûr que c’est un truc de parano, l’obsession pour les enquêtes criminelles.

Les serial-killers machiavéliques ou génétiquement modifiés, j’adore. Les pervers grande classe, même punition. Je suis fascinée.

Anyway.

CSI, donc.

Le pitch : « Concentrate on what cannot lie. The evidence... »

Et c’est Grissom qui le dit. Grissom, c’est le chef de cette dream-team d’experts scientifiques de la brigade de nuit de Las Vegas made in CBS. Controversé bien entendu, parce qu’excentrique, parce que tenace, parce qu’il refuse d’admettre qu’un psychopathe même très organisé soit plus intelligent que lui. Et puis il y a les divagations de Greg Sanders sur d’improbables formules chimiques, Metallica à donf’ dans les oreilles. Et Catherine Willows. Waow alors elle je suis très très fan. Et puis le Who are you des Who (justement) au générique, un grand moment à chaque fois.

CSI, c’est vachement mainstream. On a attaqué la sixième saison à l’automne 2005, et c’est la série en tête des audiences tous genres confondus aux Etats-Unis, à l’instant où j’écris ces lignes. A chaque diffusion, près de 30 millions de téléspectateurs sont collés à leur télé. Joli succès.

Du coup, elle a fait des bébés. De crossover en spin-off, il y a d’abord eu CSI-Miami puis CSI-NYC qui, si elles n’atteignent pas toujours le niveau d’intrigue de l’originale, ont au moins le mérite de diversifier les paysages, les personnages, et les situations.

Autre avantage du mainstream, ça attire les stars. Quentin Tarantino himself a réalisé le season-finale de la saison 5, un double épisode intitulé Kill Gill, bourré de références à Kill Bill, logiquement. Ce season-finale est d’ailleurs traité comme un film puisqu’il bénéficie d’une sortie DVD en stand-alone, c’est à dire hors coffret, et avant même la sortie du premier coffret de la saison 5. Pour la petite histoire, c’est la deuxième fois que le réalisateur se frotte aux tv-series, puisqu’il avait réalisé un épisode de ER (Urgences), autre gros carton de la télé américaine.

Enfin, figurez-vous que l’Europe se penche sur le concept, et même si ça fait râler certains services de police au motif que les criminels y trouveraient toutes les bonnes idées pour effacer leurs traces (ce qui est bien entendu faux, y a qu’à écouter Grissom hein !), la France va adapter l’adaptation italienne de CSI, RSI (pour Recherche et Investigation Scientifique). C’est une équipe de scénaristes issus des séries françaises les plus populaires comme La Crim’ ou Julie Lescaut qui a été chargée de travailler sur la version française... si j’étais mauvaise langue, je dirais que je crains le pire. Le manque quasi systématique d’épaisseur scénaristique et l’écriture archi-convenue des séries en question étant très nettement leur principal défaut, sans parler de l’abscence récurrente de prise de risques dramatiques et de la mise en situation de personnages d’une creusitude emmerdante à souhait. Je suis pessimiste, mais la récente diffusion de Clara Sheller sur France 2, qu’on nous avait vendu comme le Sex in the City hexagonal, m’a very beaucoup prouvé qu’on avait du chemin à faire avant de pouvoir prétendre jouer dans la cour des grands.

 

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